Qualiopi : exigence du FAFCEA pour 2026

Jusqu’ici, le FAFCEA (Fonds d’Assurance Formation des Chefs d’Entreprise Artisanale) finançait des actions de formation pour les artisans, avec des règles propres… et une tolérance qui a longtemps permis à certains organismes de travailler sans être certifiés Qualiopi.

Or, le FAFCEA a acté un changement de cap pour 2026 : l’accès à ses financements sera conditionné à Qualiopi, avec une bascule nette à mi-année.

Pour un organisme de formation qui intervient auprès d’artisans (ou d’entreprises artisanales), l’enjeu est simple : anticiper pour éviter un “trou d’air” commercial et administratif au second semestre 2026.

Le FAFCEA, un financeur à part… mais un poids réel sur le marché artisanat

Le FAFCEA a pour mission d’organiser, développer et promouvoir la formation des chefs d’entreprises artisanales (et publics associés) et participe au financement de ces formations.

Concrètement, il peut prendre en charge tout ou partie des frais pédagogiques et prévoit aussi une enveloppe possible pour certains frais annexes (transport, repas, hébergement…) selon conditions.

Donc, quand ses critères évoluent, l’impact est immédiat : une formation peut devenir “non finançable”, même si elle est pertinente et demandée, si l’organisme qui la délivre n’est pas jugé éligible.

Ce que le FAFCEA annonce pour 2026 : la fin de l’exception

Le message officiel est clair :
à partir du 1er juillet 2026, seuls les organismes certifiés Qualiopi seront éligibles aux financements FAFCEA.

Plusieurs acteurs institutionnels et spécialistes relaient aussi un schéma en deux temps :

  • dès le 1er janvier 2026 : exigence Qualiopi annoncée,
  • avec une période transitoire jusqu’au 30 juin 2026, pendant laquelle un organisme pourrait encore être financé s’il a engagé sa démarche (audit planifié, contrat/devis avec un certificateur, etc.).

À retenir pour piloter sans stress : la date “mur” à sécuriser, c’est le 1er juillet 2026 (éligibilité conditionnée à un certificat Qualiopi). Le 1er semestre 2026 doit être vu comme une période d’atterrissage… pas comme un délai confortable.

Pourquoi ce durcissement maintenant ?

Depuis le 1er janvier 2022, Qualiopi est devenue la référence pour accéder à des fonds publics ou mutualisés listés à l’article L.6316-1 du Code du travail (OPCO, Transitions Pro, État, Régions, CDC/CPF, France Travail, Agefiph…).

Le FAFCEA n’est pas toujours cité dans ces listes grand public, mais il fait ici un choix de gouvernance : s’aligner sur une logique de “preuve de qualité” et mettre fin à une situation dérogatoire souvent mentionnée par les acteurs du secteur.

Ce que le FAFCEA attend "en pratique" côté Qualiopi

Derrière le mot “Qualiopi”, la conséquence opérationnelle est très concrète : le dossier de prise en charge doit reposer sur une action réalisée par un prestataire éligible, donc certifié, avec un certificat :

  • en cours de validité (cycle de certification, surveillance, etc.),
  • couvrant la/les catégories d’actions concernées (actions de formation, VAE, apprentissage, bilan de compétences).

Et attention à un point souvent sous-estimé : la sous-traitance. Même si vous déléguez tout ou partie, le montage doit rester cohérent avec les exigences Qualiopi et la traçabilité attendue (qui fait quoi, avec quels moyens, quelles preuves). Le risque, sinon, n’est pas seulement “administratif” : c’est un refus de financement… et une relation client abîmée.

Plan d’action pour les organismes de formation

Vous avez besoin d’un plan clair, séquencé, et orienté “preuves”.

  1. Caler votre trajectoire Qualiopi
    Choix du certificateur, périmètre, calendrier d’audit : l’objectif est d’avoir un certificat actif avant le 1er juillet 2026.
  2. Cartographier vos offres “artisanat/FAFCEA”
    Quelles formations sont concernées ? Quelles modalités (présentiel, distanciel) ? Quels formateurs ? Cette cartographie évite de découvrir trop tard qu’une offre très vendue ne “rentre pas” dans le périmètre certifié.
  3. Mettre à niveau votre kit de preuves
    C’est là que beaucoup perdent du temps : process d’information au public, objectifs, adaptation aux publics, évaluations, amélioration continue… Le référentiel et son guide de lecture donnent un cadre très concret.
  4. Sécuriser vos documents commerciaux
    Devis, conventions, programmes, CGV, mentions Qualiopi : il faut éviter toute ambiguïté pour l’entreprise artisanale qui monte son dossier FAFCEA.

Côté artisans : comment éviter un refus de prise en charge en 2026 ?

Si vous êtes du côté “demandeur” (chef d’entreprise, conjoint collaborateur…), le réflexe à prendre est simple : vérifier Qualiopi avant d’acheter.

  • Demandez une copie du certificat Qualiopi et vérifiez qu’il est valide et cohérent avec l’action proposée.
  • Croisez avec des données publiques si besoin : l’administration met à disposition des jeux de données et moteurs de recherche autour des organismes de formation (dont la liste publique).

Et surtout : ne vous faites pas piéger par le calendrier. Une formation démarrant après le 1er juillet 2026 avec un organisme non certifié, c’est typiquement le genre de situation qui finit en “dossier refusé”.

En résumé

Le FAFCEA pose une règle qui, en réalité, va surtout pénaliser ceux qui s’y prennent tard : à partir du 1er juillet 2026, Qualiopi devient le sésame pour rester finançable.
La bonne stratégie est de verrouiller l’audit, les preuves et les offres bien avant, pour traverser 2026 sans rupture.
Chez BMG Consulting, on voit souvent la même chose : les organismes qui réussissent Qualiopi sans stress ne sont pas ceux qui ont “le plus de documents”, mais ceux qui ont un système simple, cohérent, et prouvable.

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